Christian Flacelière

Né en septembre 1945, d'une famille bourguignone originale, fière de l'être et lui aussi, il a épousé Bernadette Vizioz en 1988 et ils sont les heureux parents de "deux grandes filles en or", Aurore et Eléonore.
Installé, depuis 1993 en rez de chaussée, dans une ancienne remise transformée en intérieur très personnalisé, avec mezzanine, meublé de "coups de coeur et d'occasions à ne pas laisser passer", il a réservé un espace important à la surface cuisine.
Analyste redoutable et précis, toujours très documenté, il promène son élégante et nonchalente silouhette avec au quotidien, sa courtoisie au charme permanent, présent au coin de l'oeil son regard légèrement acidulé et l'humour, qui demeure généreux, au bord des lèvres.
La Sorbonne l'avait accueilli pour une licence de lettres modernes, pour apprendre à raconter et transmettre sa passion ; il écrit ses premiers articles pour Combat, ensuite Paris-Match.
Le voilà chargé de la rubrique vin par Maurice Siegel (VSD) qui lui fera parcourir les vignobles français, en voiture, pendant cinq ans avec Michel Smith.
Il enchaine avec la RVF et, appellé par Jean Yves Bonhommet pour prêter sa plume à Saveurs, il y participera pendant douze ans. Christian est un littéraire (le poids des mots), et non un homme d'images, il a le sens de l'abstraction, aimant la (et sa) liberté, désireux de mettre de l'amour dans la vie, intransigeant dans ses choix, se cataloguant communiste/chrétien en 1968, mais son rêve philosophique de l'époque a sombré : rien n'a changé, toujours des pauvres et toujours les maladies.
Il continue à "piger" pour Le Figaro et le Figaro Magazine, entre autres, mais, avec Antoine Borgey, il a créé "Nabuchodonosore", le 1er Avril 1999, une "société d'Evènementiels" haut de gamme... mais ceci est une autre histoire.
"La pensée commune ne doit pas tuer la pensée personnelle - bien ou mal, qui a le droit de juger - surtout ne pas juger les vins avec des notes, avant de dire bon ou pas bon, se souvenir que le vin c'est de l'histoire, de la géographie, de la pensée, mais arêter le goût commun".

Voilà du pur Flaceli¸re et de bonnes raisons pour lui donner mon
Amitié :Faire confiance sans se poser de question, tout est là. "Ami", c'est bien comme ça!
Il nous a fait le premier papier dans, VSD, à l'occasion de l'inauguration (en 1981) de notre librairie (à Micheline et moi) "Le Verre et l'Assiette", revenant nous voir avec son complice Michel Smith.
Mais le passé n'étant pas renouvelable, il faut se tourner vers l'avenir dit-il (moi aussi).
Seul confrère à m'avoir invité, chez lui à Neuilly, pour déjeuner en partageant les mets qu'il avait préparés lui-même, il y a une petite trentaine d'années ; je suis retourné chez lui, ces jours-ci, répondant avec le même plaisir, à sa nouvelle invitation. Prochain RDV prévu, en 2038. Le 18 11 2007 R.Clairet